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En route vers 10% de gaz renouvelable en 2030


21 avril 2016

En 2015, avec 17 sites d’injection, le gaz renouvelable est devenu une réalité. Aujourd’hui, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et les gestionnaires de réseaux de gaz - GRDF, GRTgaz, le SPEGNN et TIGF - publient le premier Panorama du gaz renouvelable, un état des lieux d’une filière en pleine croissance et dont les premiers résultats confirment le fort potentiel de développement. Outre les informations qu’il comporte, ce document traduit l’engagement collectif des acteurs afin de promouvoir le gaz renouvelable et, plus spécifiquement, le biométhane.

Une filière au service des ambitions de la Loi de Transition Énergétique

Pour la première fois, le gaz renouvelable se voit fixer un objectif. En effet, la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV), promulguée le 18 août 2015, fixe à 10 % la consommation de gaz renouvelable à l’horizon 2030.
Le récent développement de la filière et les retours d’expérience positifs sur les premiers sites d’injection prouvent que le biométhane est une énergie à fort potentiel qui trouve toute sa place dans le mix des énergies renouvelables.
L’année 2015 aura marqué le décollage de la filière avec 11 nouveaux sites injectant dans les réseaux exploité par GRDF et, pour la première fois, dans ceux de GRTgaz, TIGF et réseau GDS. Au total, 82 GWh de biométhane ont été injectés dans les réseaux de gaz français, soit une progression de 160 % par rapport à 2014.

Un modèle d’économie circulaire

La France a fait le choix d’orienter la filière vers un modèle d’économie circulaire qui permet de valoriser les déchets, de produire du gaz renouvelable et de développer de nouveaux usages tels que le bioGNV, aussi appelé biométhane carburant.

Une solution d’avenir pour réduire les gaz à effet de serre

Réduisant les émissions de CO2 à toutes les étapes du processus, la filière de l’injection du gaz renouvelable a permis l’économie de 15 000 tonnes de gaz à effet de serre en 2015, et pour la seule année 2020, elle devrait permettre d’en économiser 750 000 tonnes.

Un secteur porteur de création  d’emplois

À l’horizon 2020, la filière biogaz dans son ensemble, incluant l’injection et la distribution de biométhane carburant, devrait permettre la création de plus de 10 000 emplois de développement/construction et de près de 5 000 emplois permanents d’exploitation/maintenance.Depuis le début de l’année, 3 nouveaux sites injectent dans les réseaux, et près de 200 projets de raccordement sont à l’étude pour une capacité de production estimée à près de 4 000 GWh/an.

Les chiffres clés en 2015

Des retours d’expérience très positifs :

  • 70 à 80 % des sites d’injection atteignent leur débit nominal, voire plus, dès la mise en service ou dans un délai très court de 3 à 4 semaines.
  • Près des 2/3 des sites en service (hors ordures ménagères) ont demandé une augmentation de capacité.


 « Ce premier état des lieux montre un réel engagement de tous les acteurs et des performances techniques qui vont au-delà des projections. Pour atteindre les objectifs fixés par la Loi de Transition Énergétique il nous faut maintenant des mesures adaptées pour encourager et dynamiser le développement de nouveaux sites », déclare Jean-Louis BAL, Président du SER.
 
À l’horizon 2030, les acteurs estiment que 30 TWh de biométhane seraient injectés à partir de 1 400 sites, soit  5,5 millions de tonnes de gaz à effet de serre évitées. L’essor de la filière passera notamment par une simplification de la règlementation et par des mécanismes de soutien adaptés.

Pour télécharger le Panorama, cliquez ici


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